Prendre le large
Prendre le large
Carnets 1995-2000
Major, André  
  • Éditeur : Boréal
  • Collection : Papiers collés
  • EAN : 9782764621899
  • Format : Broché
  • Pages : 232
  • Prix : 24,95 $
  • Paru le 15 octobre 2012

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« Comme tout un chacun, je ne suis pas un homme comme les autres », écrit André Major en présentant ce nouveau volume composé à partir des carnets personnels qu’il a tenus entre 1995 et 2000. Ne pas être tout à fait comme les autres et ressembler à tout un chacun : si paradoxale qu’elle paraisse, n’est-ce pas là, au fond, la définition la plus exacte de l’écrivain, individu absolument et radicalement singulier, mais qui se sait porteur de la condition la plus commune, celle de l’humanité vivant, souffrant, jouissant et mourant au milieu d’un monde qui est à la fois sa patrie et son exil ?

Chez André Major, c’est avant tout aux lectures (des romanciers nordiques, en particulier), aux paysages (collines, forêts et lacs des Laurentides) et aux êtres proches (ses vieux parents, notamment) qu’appartient le privilège d’ordonner la suite des jours et d’en faire cette œuvre la plus humble et la plus belle qui soit : une simple vie humaine.

Au début de ces carnets, l’auteur arrive au milieu de la cinquantaine. C’est l’âge du détachement et de l’ouverture. Détachement de soi-même et des ambitions de jadis ; retraite à l’écart de la comédie sociale; repli sur l’essentiel; conscience de la fin qui approche. Mais ouverture, en même temps, à la beauté préservée de la nature, des êtres et des livres, d’autant plus proche et précieuse qu’elle représente tout ce qui importe désormais pour celui qui s’est éloigné, pour le déserteur qui ne demande plus qu’à « prendre le large ».

Écrit dans une prose aussi limpide que dépouillée, d’une modestie et d’une justesse incomparables, cette chronique d’un homme « pas comme les autres » est en même temps le roman de « tout un chacun » d’entre nous, ses semblables, ses frères.

AUTEUR(S)

Né à Montréal le 22 avril 1942, André Major entreprend dès 1961 une double carrière d’écrivain et de chroniqueur littéraire, d’abord au Petit Journal, puis aux quotidiens La Presse et Le Devoir, s’intéressant autant à la littérature québécoise qu’à la littérature étrangère. Il publie deux recueils de poèmes au début des années 1960 : Le froid se meurt et Holocauste à 2 voix. En 1963, son engagement politique l’amène à participer à la fondation de la revueParti pris à laquelle il collabore jusqu’au début de 1965. En 1964, avec Le Cabochon, il s’engage dans une œuvre romanesque dont les thèmes s’approfondiront dans Le Vent du diable, puis dans la trilogie romanesque intitulée Histoires de déserteurs et qui comprend, outreL’Épouvantail et L’Épidémie, Les Rescapés, que couronne le prix du Gouverneur général en 1977. Le Théâtre populaire du Québec monte Une soirée en octobre en 1975. Auparavant, il a publié deux pièces radiophoniques,Le Désir et Le Perdant.

    En 1977, avec Jacques Godbout et d’autres écrivains, il contribue à la création de l’Union des écrivains québécois. Auparavant, pour dénouer la crise financière et éditoriale que traversent les Éditions du Jour, il participe à la fondation des Quinze, coopérative d’éditions gérée par des écrivains. De 1973 à 1998, il travaille comme réalisateur au service des émissions culturelles du réseau FM de Radio-Canada où il produit des émissions dramatiques, des documents et des magazines littéraires. Entre-temps, il se consacre à la nouvelle (La Chair de poule, La Folle d’Elvis etL’Hiver au cœur), genre auquel il s’est adonné très tôt et qu’il aide à imposer dans un milieu littéraire dont le roman et la poésie sont les pôles d’attraction. Il a animé divers ateliers d’écriture à l’université McGill, à l’université d’Ottawa et au Camp littéraire Félix, en plus d’avoir été écrivain en résidence à l’UQAM, à l’université de Montréal et au Camp littéraire Félix. Il a également dirigé des collections chez Leméac (Indépendances et L’Écritoire) et fait partie de la Commission consultative du Conseil des arts du Canada entre 1977 et 1980.

    Après avoir été lauréat du  prix Canada/Communauté française de Belgique en 1991 et du prix Athanase-David en 1992, il publie un roman, La Vie provisoire, en 1995. Puis, en 2001, paraît Le Sourire d’Anton ou l’adieu au roman, le premier volume de ses carnets que couronne le prix de la revue Études françaises. En 2007, il a publié ses carnets des années 1993-1994 sous le titre de L’Esprit vagabond, retenu en finale aux prix du Gouverneur général/section essais. Tout en poursuivant son travail critique dans des revues comme L’Atelier du roman et L’Inconvénient, il consigne dans ses carnets ce qui est la matière de sa réflexion et des fragments d’une œuvre de fiction.  Il a récemment obtenu une résidence littéraire à Lisbonne pour y travailler à la révision du troisième volume de ses carnets, à paraître sous le titre de Prendre le large, dans la collection Papiers collés, chez Boréal.

    Depuis la mort de Gabrielle Roy, il est membre du conseil d’administration du Fonds Gabrielle Roy dont il est le vice-président. 

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