
Souvenirs sur Panaït Istrati
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« Georges Ionesco, c’est l’ami dans le sous-sol de qui Panaït Istrati a
écrit ses premiers livres. C’est le bottier de la rue du Colisée, le
‘gnaf’ qu’on rencontre au coin, devant la boulangerie, un pain sous le
bras, une paire de chaussures sous l’autre, et qui, en pleine crise, en
plein chômage, vous prend par le bouton de votre pardessus et vous
chuchote comme un secret suprême : ‘Vous savez? Il n’y a rien de plus
beau que la vie!’
Quand j’ai entendu Georges Ionesco parler
de Panaït Istrati, je me suis dit : C’est trop bien pour en faire de la
littérature. Je m’en vais sténographier cela tel quel. Merci à Ionesco
de me l’avoir permis. Si, comme je m’y suis tant efforcée, j’ai été
fidèle, on sentira, à travers la simplicité de ce langage d’artisan, sa
vie intérieure et son don de poète. »
– Juliette
PARY, Paris, avril 1935.
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