
Odeur de chlore (L')
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En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d’habitation dessinées par l’architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode, comme La Cité radieuse à Marseille, ou La Maison radieuse de Rezé, près de Nantes. Parmi elles, l’Unité d’habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l’Unité d’habitation de Firminy- Vert est finalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor. Cette piscine est le cadre de L’Odeur de chlore.
L’Odeur de chlore est le récit d’une femme dont le corps grandit et évolue, année après année, dans cette piscine qu’elle fréquente assidûment et élaborée selon les standards de « l’homme parfait », Le Modulor. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce « je », dialogue avec l’eau, le Modulor, avec la réalité d’un corps qui n’obéit pas au standard du projet de l’architecte. Il s’agit aussi d’un dialogue des poétiques où contraintes, rôle de la mémoire, rythme, voix et intériorité servent l’idée de reconstruction qui émane du texte.

Irma Pelatan a beaucoup nagé. Entre 4 et 18 ans, elle fréquente deux à trois soirs par semaine la piscine du site Le Corbusier, à Firminy, dans la Loire. Cette fréquentation fonde en elle un certain rapport au corps et un certain rapport au rythme. Depuis, partout, elle poursuit la grande poétique de l’eau.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.

