
Seuils du monde (Les)
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La scolastique occidentale a largement oeuvré à l’essor de la science
moderne. Le Moyen Âge central fut sans doute le point de départ d’une
ère nouvelle, conquérante et efficace, celle de l’anthropocène ou âge de
la domination par l’être humain, dont les huit siècles d’existence
s’achèvent dans les catastrophes actuelles.
Ce volume
sur la science dans la pensée médiévale vient clore la série « La raison
scolastique » où l’on a abordé successivement la politique,
l’institution universitaire, l’anthropologie, et le droit. On prend ici
un angle particulier, celui des interactions entre la théologie et les
sciences, mutuellement incitatives. On observe la concomitance entre
deux tendances : l’émergence, en théologie, d’une métaphysique séculière
et le passage, en science, vers l’abstraction des données naturelles.
Une autre convergence procède d’un intérêt soutenu pour le quantitatif.
On
a choisi comme héros principaux de cette intrigue (ou intrication) deux
auteurs, le franciscain Richard de Mediavilla (vers 1248-vers 1300) et
le séculier Nicole Oresme (1320-1382), en analysant, plus
ponctuellement, des textes de Siger de Brabant, Pierre d’Irlande, Thomas
d’Aquin, Gilles de Rome, Godefroid de Fontaines, Pierre de Jean Olivi,
Duns Scot, Henri de Gand, Jean de Sacrobosco, Pierre Bersuire, Jean
Buridan, Richard Swineshead.
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