

Ordre colonial et désordre autochtone
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La Gendarmerie royale du Canada est au cœur de l’histoire des Premières
Nations du Québec depuis 1920. Police parfaitement organisée pour
renforcer les politiques canadiennes de colonisation du territoire et
d’assimilation des Autochtones, instrumentalisée par l’État pour consolider
les rapports de domination, de dépendance, d’inégalité et d’exploitation
qui caractérisent ses relations avec les peuples autochtones, elle lutte sans
relâche aux crimes de délinquance politique organisés par les opposants aux
projets canadiens.
Dans Ordre colonial et désordre autochtone, Jean-Pierre Sawaya raconte
l’histoire en deux parties d’une machine mandatée pour maintenir l’ordre
colonial et réprimer les désirs coupables de souveraineté et d’indépendance
des Premières Nations du Québec dans le contexte des conflits politiques
et culturels qui les opposèrent au Canada jusque dans les années 1970 –
l’une essentiellement descriptive qui présente le cadre dans lequel la police
s’acquitte de ses responsabilités au Québec, l’autre, plutôt thématique, qui
expose ses opérations contre l’activisme.

Jean-Pierre Sawaya détient un doctorat en histoire de l’Université Laval.
Il entreprend ses études dans le cadre d’un double mandat confié en 1992
par la Commission Erasmus-Dussault sur La Fédération des Sept Feux
(Septentrion, 1998) et Les traités des Sept Feux avec les Britanniques
(Septentrion, 2001). Depuis, il s’intéresse à l’historiographie des polices
coloniales au Québec qu’il enrichit par une histoire des ancêtres de la
Gendarmerie royale du Canada : Au nom de la loi, je vous arrête !
(Septentrion, 2012).
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.
