Derniers jours de l'humanité (Les) [texte intégral]
Derniers jours de l'humanité (Les) [texte intégral]
Kraus, Karl  
Bouveresse, Jacques (Préface de) 
Stieg, Gerald (Postface de) 
Besson, Jean-Louis (Traduit par) 
  • Éditeur : Agone
  • Collection : Marginales
  • EAN : 9782910846886
  • Code Dimedia : 63890088
  • Format : Broché
  • Pages : 792
  • Prix : 55,95 $
  • Paru le 7 janvier 2005
  • Statut : Disponible, arrivée prévue vers 2022-09-29
  • Code de recherche: DERJOH
  • Groupe: Littérature - Revues et divers
  • Date de l'office: Donnée non disponible
  • Langue d'origine: allemand
  • Traducteur: Besson, Jean-Louis
  • Moins d'informations...
EAN: 9782910846886

Les faits mis en scène ici par Karl Kraus se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; les récits prennent vie sous forme de personnages, les personnages dépérissent sous forme d’éditorial ; la chronique a reçu une bouche qui la profère en monologues, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – bien des hommes n’en ont plus qu’une. Quiconque a les nerfs fragiles, bien qu’assez solides pour endurer cette époque, qu’il se retire du spectacle.

La vie de l’écrivain et journaliste viennois Karl Kraus (1874-1936) se confond avec l’infatigable bataille qu’il mena dans sa revue Die Fackel (Le Flambeau) contre la corruption de la langue et donc de la morale.

« Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi des hommes qui, par ambition démesurée, ont ordonné que des cœurs cessent de battre, que des mères aient des cheveux blancs ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Avancez ! Avance, cher partisan de l’esprit, et réclame-leur ta chère tête ! Avance pour leur dire où tu es et comment c’est là-bas, dis-leur que tu ne voulais plus jamais te laisser utiliser pour ça ! Et toi là-bas, avec ce visage défiguré à ton dernier instant, lorsque sur ordre la bête sauvage, l’écume aux lèvres, se précipita sur toi — avance ! Ce n’est pas votre mort — c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! »




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