
Maison du rang Lynch (La)
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Ici, au bout du rang Lynch, on se perd plus qu’ailleurs. Surtout les enfants. Et comment savoir, pour ceux qui reviennent, si la maison qu’ils retrouvent est bien celle qu’ils ont quittée?
Vincent et David McCabe ont grandi ensemble au milieu de nulle part, hors de la vue de leurs parents démissionnaires, entre une forêt aux replis innombrables et les recoins obscurs et encombrés de la maison de leur grand-mère. Leur famille, après d’éphémères années de prospérité, menace ruine, rongée par les disparitions, le silence et la folie.
Ils ont seize et dix-sept ans. Chacun à sa façon cherche une issue. L’un veut partir, l’autre veut disparaître. Au solstice d’hiver, ils essaient sans le savoir de se dire adieu.
Se déroulant en 1999, 1994 et 1983, La maison du rang Lynch raconte neuf jours et neuf nuits qui s’engendrent et s’éclairent mutuellement.
Des fantômes naissent, des enfants se jurent fidélité, et les époques se diffractent en un jeu de miroirs et d’échos. Voulant s’enfuir, David et Vincent s’égareront, peut-être pour toujours, dans l’écheveau du temps et des secrets qui les hantent.
Sept ans après Ouvrir son cœur, Alexie Morin revendique son amour de la weird fiction et signe un roman gothique et psychologique où les sources d’angoisse et d’horreur sont intérieures tout autant que cosmiques. Avec La maison du rang Lynch, où plane l’influence d’œuvres aussi diverses que Les hauts de Hurlevent et Les frères Karamazov, Shining et Solaris ou encore Les fous de Bassan, elle inaugure un univers romanesque d’une rare ampleur, qui a pour cœur la famille McCabe et la ville fictionnelle de Wickford Mills dans les Cantons-de-l’Est.
Peuplé de personnages aux prises avec l’indicible et l’incommunicable, la souffrance héréditaire et la maladie mentale, La maison du rang Lynch explore les limites de l’identité et l’appartenance à une nature mystérieuse et toujours plus vaste que soi.
Alexie Morin est née en 1984 à Windsor, dans les Cantons-de-l’Est. Elle est l’autrice de deux livres de poèmes, Chien de fusil et Scénarios catastrophes, et d’un roman autobiographique, Ouvrir son cœur (Prix des libraires du Québec, finaliste au Prix littéraire des collégien.ne.s), paru en anglais dans une traduction de Aimee Wall chez Véhicule Press, sous le titre Open Your Heart (première sélection du Dublin Literary Award). Elle est codirectrice éditoriale du Quartanier. Elle vit à Montréal.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.