Azul
Azul
Almeyda Morales, Miguel  
Richard, Pierrette (Traduit par) 
  • Éditeur : Instant même (L')
  • Collection : Romans
  • EAN : 9782895023128
  • Code Dimedia : 22490312
  • Format : Broché
  • Thème(s) : LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI
  • Sujet(s) : Littérature américaine
  • Pages : 128
  • Prix : 17,95 $
  • Paru le 14 novembre 2011
  • Statut : Disponible
  • Code de recherche: AZUL
  • Groupe: Romans
  • Date de l'office: 11 novembre 2011
  • Langue d'origine: espagnol
  • Traducteur: Richard, Pierrette
EAN: 9782895023128

Aussi disponible en version numérique:

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Un tueur à gages se retrouve à La Havane pour échapper à son poursuivant. Il a raté un contrat, ce qui a déclenché une série de catastrophes et l’a désigné comme homme à abattre. Il lui a d’abord fallu passer par Little Habana, à Miami, afin d’obtenir une nouvelle identité.



Comme dans Le barrio, première partie de la trilogie dont Azul est la suite (en attendant la traduction de La casa del exilio – La maison de l’exil), le récit de Miguel Almeyda Morales est constitué de strates, distinctes par les personnages mais aux intrigues qui se répondent en écho. Nous découvrons ainsi que l’aventure de Maki, l’homme dont la tête a été mise à prix, est le fruit de l’imagination d’un romancier, surnommé le Colorado, qui lit des pages de son roman à son ami Ángel, interné pour soigner une profonde dépression.

À chaque niveau de récit (les comportements de chacun étant modulés au gré de leur expérience particulière – un malfrat n’agit pas comme un apprenti romancier, mais il se peut que les circonstances de leur vie se ressemblent), l’auteur nous amène dans la lutte pour la survie, dans la violence au quotidien, le chaos et la désorganisation sociale, mais aussi dans la part moins connue de ce décor impitoyable, à savoir l’amour désespéré, la passion de vivre et l’espoir d’un meilleur avenir.



On peut parler de roman social, comme dans les meilleurs moments du Black Novel états-unien, à ceci près que la forme est plus complexe, ce qui permet de montrer comment le fantasme loge dans une zone concomitante de la réalité, comment des effets en apparence opposés peuvent naître d’une même cause, en premier lieu la désespérance des immigrés, en porte-à-faux à la fois avec leur terre d’accueil et celle qu’ils ont quittée.



L’auteur tire ses intrigues de son expérience personnelle, mais aussi des rencontres qu’il a faites au cours de ses nombreux voyages : à Lima, à Montréal, à La Havane, à Paris et à New York, il arrive que les miséreux n’aient plus rien, sinon des mots, recueillis avec brio et tendresse par cet écrivain admiré de Michel Tremblay et de Robert Lepage, capable de fidélité au réel et d’invention.




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