Écrits (Les), no 147
Écrits (Les), no 147
Collectif  
  • Éditeur : Ecrits (Les)
  • Collection : Revue Ecrits (#147)
  • Code Dimedia : B0013085
  • Format : Revue & périodique
  • Thème(s) : LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI
  • Sujet(s) : Littérature - Essai / Critique, Littérature québécoise
  • Pages : 324
  • Prix : 14,00 $
  • Paru le 13 juin 2016
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« L’imagination n’est pas au pouvoir, mais la puissance de l’imaginaire n’a jamais été aussi grande », écrit Pierre Ouellet dans la présentation du présent numéro, auquel il a souhaité donner l’allure d’un bilan de la création littéraire des sept dernières années, qui correspondent à la durée de son mandat à titre de directeur des Écrits. De Fernand Ouellette, né en 1930, à Vincent Filteau, né dans les années 1990, trois générations d’écrivains se succèdent, qui ont contribué ou contribueront à façonner l’imaginaire contemporain et à construire la mémoire littéraire d’une large part de la francophonie. Des auteurs qui ont profondément marqué les années 2010, au Québec et en Europe, y côtoient de jeunes écrivains qui marqueront sans doute la prochaine décennie : que ce soit dans le domaine de la prose narrative, avec Andrée A. Michaud, Catherine Mavrikakis, Danielle Fournier, André Ricard, Emmanuel Kattan, Jean-Claude Brochu et Michel-Marc Bouchard au Québec, ou encore avec Christine Montalbetti, Patrick Chatelier, Valentin Retz et François Thibaux en France; que ce soit dans le champ de la poésie, avec Jean-Marc Degent, Monique Deland, Roger Des Roches, Michaël Trahan, Isabelle Miron et Guy Beausoleil ici, ou avec Pierre Dancot en Belgique; que ce soit enfin dans la prose d’idée avec Naïm Kattan, Jean-Pierre Vidal et Guillaume Asselin de ce côté de l’Atlantique, ou avec Yannick Haenel dans l’Hexagone.
 
L’œuvre inspirée et inspirante de Bénédicte Parmentier rehausse le présent numéro de « visions » qui relèvent à la fois du Mythe et de l’Histoire, de la Fable et de la Mémoire, à travers lesquels le caractère monstrueux et merveilleux des événements qui ont marqué notre passé trouve une forme de transfiguration. La force et la fragilité, la puissance et la vulnérabilité caractérisent de manière paradoxale cette œuvre à la fois tragique et féérique, ensorcelante et enchanteresse, où se côtoient l’apocalypse et l’éternelle jouvence, sinon la renaissance, non seulement dans les thématiques traitées, mais aussi dans les matériaux utilisés, où la rudesse de matières brutes comme la fibre, le plâtre ou le métal voisinent la finesse de la feuille d’or et de la porcelaine. Voilà une œuvre qui accompagne magnifiquement l’imaginaire poétique et narratif des dernières années, hanté par la mémoire du passé récent et obsédé par son dépassement dans une fiction créatrice plus vraie que nature, qui nous projette dans un avenir angoissant, certes, mais tout aussi attrayant, aimantés et magnétisés que nous sommes par l’inconnu, avec lequel l’art nous familiarise, ne serait-ce qu’en nous acclimatant à l’étrangeté.
 




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